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PPE3 : 5 annonces pour la filière photovoltaïque
Dans le cadre de la troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3), le Gouvernement a détaillé les prochaines étapes du déploiement de l’énergie solaire en France. Voici les cinq mesures annoncées pour soutenir la filière et renforcer la souveraineté industrielle.

1. Modification du guichet ouvert (< 100 kWc)
Le dispositif de soutien pour les installations de moins de 100 kWc évolue pour privilégier l’autoconsommation. Cette mesure vise particulièrement le segment 9-100 kWc. Il n’y a pas encore de date annoncée pour la mise en place de cette mesure dans le cadre du guichet ouvert S21.
2. Élargissement du petit photovoltaïque (100-500 kWc)
L’appel d’offres simplifié dédié aux installations sur bâtiment de 100 à 500 kWc est désormais étendu aux projets au sol. La prochaine période de candidature est fixée a priori en juillet 2026 pour une puissance totale appelée de 288 MWc.
3. Nouvel appel d’offres pour le photovoltaïque au sol
Une session spécifique pour les centrales photovoltaïques au sol (AO Sol) se tiendrait également en juillet 2026. Le volume de puissance appelé pour cette période s’élève à 925 MWc.
4. Lancement d’un appel d’offres « toutes technologies »
Le Gouvernement engage des travaux pour définir les modalités d’un nouvel appel d’offres neutre technologiquement. L’objectif est de publier ce dispositif de soutien au photovoltaïque à l’automne 2026.
5. Introduction d’un critère de résilience industrielle
Dès les prochaines sessions de juillet 2026 (AO sol et 100-500 kWc), un critère de résilience devient une condition d’éligibilité. Les candidats devront démontrer que les composants essentiels des panneaux proviennent de sources d’approvisionnement diversifiées afin de réduire la dépendance aux importations hors Union européenne.
Vers une souveraineté industrielle européenne
Ces nouvelles annonces s’inscrivent dans une volonté de réimplanter des capacités de production de cellules et de modules en Europe. Actuellement, la Chine fabrique plus de 80 % des composants clés. Cela crée une vulnérabilité pour la transition énergétique française.
À moyen terme, des exigences accrues sur la durabilité et la cybersécurité des équipements compléteront le critère de résilience introduit pour 2026. À l’horizon 2027, le Gouvernement prévoit d’intégrer un principe de préférence européenne à l’ensemble des appels d’offres, en cohérence avec le règlement européen Net-Zero Industry Act (NZIA).
Optimisation de l’autoconsommation collective
Au-delà du soutien individuel, le cadre réglementaire de l’autoconsommation collective est en cours d’ajustement. Un projet de décret a été soumis au Conseil supérieur de l’énergie pour imposer la maximisation du taux d’autoconsommation au sein de ces opérations. L’objectif factuel vise à garantir que les membres d’un projet photovoltaïque consomment l’électricité produite en priorité, plutôt que de l’injecter massivement sur le réseau de distribution.